« Créons ensemble des solutions pour une économie durable »

Hôte à Pantin de la première réunion du In SSD pour une Seine-Saint-Denis écoresponsable, Augustin Jaclin, dirigeant et co-fondateur de Lemon Tri, ambassadeur de la première heure, spécialiste du tri et du recyclage, expose les raisons de son engagement.

En 2017, Augustin Jaclin était l’un des visages de la campagne « En Seine-Saint-Denis, nous sommes prêts » qui marquait le soutien du Conseil Départemental à la candidature hexagonale pour l’accueil des Jeux de 2024. Deux ans plus tard, le fondateur de Lemon Tri est toujours prêt à s’engager aux côtés de la marque de territoire et à porter le challenge d’un département écoresponsable. Pour engager ce défi, il a accueilli dans les locaux de son entreprise à Pantin, les ambassadeurs du In-Seine-Saint-Denis et les équipes du Conseil Départemental pour une première réunion de réflexion, le mardi 26 novembre. Et confié au In SSD les raisons de son engagement.

 

Pourquoi accueillir cette première réunion des ambassadeurs du In sur la création d’une démarche écoresponsable ?

Augustin Jaclin. Parce que cette première réunion va en amener d’autres ! Elle restera comme le début d’un fil rouge parce qu’il y a en Seine-Saint-Denis une vraie énergie sur ces questions de développement durable et d’écoresponsabilité : on le voit d’ailleurs avec la diversité des profils qui participe à ce rendez-vous et qui ont l’envie de faire bouger les lignes. Le constat que je fais aussi, c’est qu’on se sent aussi un peu moins seuls qu’en 2011 lorsque nous avons démarré l’activité de Lemon Tri. A l’époque, les thématiques du développement durable n’étaient pas forcément au top des préoccupations, mais ça change…

 

-Justement que peut amener Lemon Tri, fort de ses huit années d’expérience dans le tri et le recyclage des emballages ?

Augustin Jaclin. Nos atouts, c’est effectivement notre expérience mais aussi notre site de 11 000 m2 qu’on peut utiliser pour fédérer un maximum d’initiatives en matière d’écoresponsabilité. C’est d’autant plus facile que l’on se trouve au cœur d’un écosystème avec à proximité immédiate de Lemon Tri, La Réserve des Arts, la recyclerie d’Emmaüs ou bien encore Le Pavé qui réalise un matériau d’écoconstruction à partir de plastique recyclé.

Bref, autour de nous, il y a la volonté de faire émerger un pôle de développement de l’économie circulaire et inclusive. Dans cette démarche, se mobiliser avec la marque de territoire et le Département ne peut être que vertueux. Nous avons été soutenus avec nous les idées que l’on porte depuis notre création : c’est-à-dire assurer un développement durable en faisan t fructifier nos activités mais aussi en assumant une responsabilité environnementale et sociale.

Qu’est-ce qui va maintenant être décisif dans l’effectivité de cette démarche écoresponsable ?

Augustin Jaclin. Avancer des solutions ! Parce que ça ne sert à rien de dire : « On va faire ci, on va faire ça » si on n’avance pas de solutions concrètes. Donc, il faut être pragmatique et être un levier au service de l’écoresponsabilité et ça peut passer par des engagements simples : un guide des bonnes pratiques soit mis en place mais avec des solutions made In-Seine-Saint-Denis en face…

 

-Parce qu’il existe effectivement énormément de solutions locales en matière d’écoresponsabilité ?

Augustin Jaclin. Oui et il y a parfois du non-sens lorsqu’on va chercher des compétences ou des matériaux qu’on pourrait trouver localement. Et, le réseau des ambassadeurs du In peut éviter ce genre d’écueil. A partir de là, profitons des grands évènements qui se profilent comme les Jeux de 2024 pour être en mesure de répondre localement à des projets d’envergure. Nous, à Lemon Tri, on travaille en tout cas à passer des caps pour être en capacité de nous situer sur le marché de l’éco-recyclage des Jeux. Et il est évident que le Département a, lui, un rôle intéressant et moteur à jouer pour faire émerger des acteurs naissants sur ces thématiques de l’écoresponsabilité. Nous ne sommes qu’au début de l’aventure et c’est passionnant…

 

Entretien réalisé par Frédéric Haxo

 

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