Diogou Dramé et Mariam Ly, cosmetic girls…

Donner toute leur place à des cosmétiques sains, écologiques et éthiques, c’est toute l’ambition de ce duo d’ambassadrices du In. « La Fabrique 621 » implantée à Saint-Denis puis à Pantin pourrait bien être le labo des crèmes et parfums de demain…

3, 2, 1, c’est parti ! Ou plutôt 621, comme le nom de La Fabrique 621, un projet de « promotion d’une filière cosmétique bio » lancée par deux ambassadrices du In –Mariam Ly et Diogou Dramé- et officiellement implanté depuis cette fin du mois de janvier 2019 dans la nef de la Cité du Cinéma à Saint-Denis. « La Fabrique 621, c’est une référence à l’article L-621-1 du code de la propriété intellectuelle sur le secret de fabrication et puis c’est aussi un chiffre qui représente notre concept : 6 mois d’incubation pour les porteurs de projets qui vont nous rejoindre, deux ans pour pérenniser son activité et devenir le numéro 1 », synthétise avec l’art de la formule la Dugnysienne Diogou Dramé, 34 ans, diplômée dans le domaine de la finance et ex-salariée dans le secteur bancaire.

Un « labo » à Pantin

Côté formule cosmétique cette fois, Diogou Dramé est une adepte du naturel. La Fabrique 621, c’est tout le contraire des déodorants aux sels d’aluminium, des crèmes de jour au phénoxyéthanol.  « C’est pour cela que nous proposerons à nos « incubés » de bénéficier des services d’un toxicologue et d’un cosmétologue pour créer leurs gammes de produits bios. Et puis, quand nous aurons rejoint nos locaux définitifs de Pantin, nous aurons un laboratoire de production pour les aider sur la formulation de leurs lotions, crèmes, parfums. »

La vie rêvée d’une créatrice de cosmétiques en fait. Celle testée par Diogou avec sa mère durant son enfance: «C’est elle qui m’a initié à la création de mes propres produits de beauté à partir de matières naturelles. Une manière de faire que j’ai eue envie d’approfondir lors de ma première maternité. Je voulais savoir ce que je mettais exactement sur ma peau, alors j’ai suivi une formation avec une chimiste. »

 

Des règles à respecter

 

Une curiosité qui la pousse aussi vers les clubs et les évènements liés aux produits cosmétiques naturels où elle rencontre en 2017 son associée de la Fabrique 621, Mariam Ly, 29 ans. « A force de se côtoyer et de parler de nos envies de travailler dans ce domaine, on a fini par passer à l’action », sourit cette dernière qui a, elle, quitté son poste d’assistante-manager dans un grand groupe de l’ameublement.

Ne reste donc plus pour le duo de « cosmetic girls » qu’à faire prospérer leur idée originale en faisant aboutir les projets de leur première promotion : «Ce sont 13 projets différents, des gens entre 23 et 35 ans qui ont l’envie de se reconvertir dans le domaine de la cosmétique mais ont besoin d’une expertise pour les accompagner ou alors des personnes en insertion ou demandeurs d’emplois qui veulent lancer leur gamme mais en faisant les choses correctement. Ils savent pertinemment qu’il y a des normes en matière de produits de beauté et qu’on ne peut pas tout faire dans sa cuisine ! »

Pour le reste, il n’est pas question de ne pas faire monter la sauce ailleurs qu’en Seine-Saint-Denis.

«Le 93, c’est toute mon histoire puisque j’ai grandi à Dugny, raconte Diogou Dramé, donc j’ai un attachement sentimental au 93, mais pas seulement…  Mon choix est rationnel parce que c’est l’endroit où on crée et on innove. La Seine-Saint-Denis n’a rien à envier aux autres territoires en matière de dynamisme. »

Vu de Paris, sa terre d’origine, Mariam Ly, confirme cette ferme intention de demeurer « In Seine-Saint-Denis » : « Pourquoi aller ailleurs ? Le 93, c’est non seulement un territoire attractif, mais c’est aussi le lieu où on sait pousser les projets novateurs. Il y a une ouverture d’esprit que je n’ai pas rencontrée ailleurs… »

Frédéric Haxo

En savoir plus : lafabrique621.com

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