Promo Go In #4: Akaadi, un « bon(d) » en avant pour le goût

La Dionysienne Hawa Koulibali veut mettre dans l’assiette de tous les français « les meilleurs produits d’épicerie fine du terroir africain. » Et concocte pour cela une plateforme digitale, mais pleine de saveurs...

« Faire une sélection de produits d’épicerie fine qui met à l’honneur les saveurs du terroir africain afin qu’elles puissent intégrer l’assiette de tous les Français », c’est le menu inscrit à la carte du développement d’Akadi, le projet mené par la Dionysienne Hawa Koulibali. En dioula, une langue parlée en Afrique de l’Ouest, Akadi signifie « c’est bon » et c’est même du « très bon et de l’excellent » que recherche cette jeune femme aux ascendances ivoiriennes pour sa future plateforme de vente en ligne.

Une offre bien alléchante avec un coin du voile déjà levé devant le jury du Go In 2021, le concours d’idées made In Seine-Saint-Denis dont elle est lauréate : « Il y aura de la confiture, des tapenades, des boissons, des confiseries, des farines déclinés aux saveurs des terroirs africains. Évidemment, on trouvera des classiques comme le jus de bissap, la farine de manioc, mais la suite vous la trouverez sur notre catalogue en ligne dès 2022 », sourit celle qui a puisé son amour d’une cuisine savoureuse dans le giron de sa maman, cuisinière hors-pair à la tête d’une activité de traiteur. Largement de quoi inspirer à sa fille l’idée de ce catalogue aux mille-et-une saveurs qui a nécessité « un patient travail de sélection des artisans avec lesquels je vais travailler, explique Hawa Koulibali. Je suis allée en Afrique, comprendre leur métier. En Côte d’Ivoire, par exemple, j’ai visité un domaine qui fabrique du sel, réputé pour son savoir-faire traditionnel avant qu’ils ne décident de décliner leur offre en épicerie fine pour Akadi. Ce qui va me permettre de proposer à tout un chacun en France des produits fins que bien souvent la diaspora africaine ne connait pas non plus… »

Un challenge entrepreneurial que la jeune femme de 28 ans, diplômée de l’École de commerce de Rennes, appuiera sur son expérience passée de « responsable du développement commercial au sein de la centrale d’achats d’un groupe hôtelier international. » Avec, du haut de ses 25 années de vie à Saint-Denis, l’envie enfin de

« démontrer que ce n’est pas parce qu’on vient du 93, qu’on est issue de l’immigration qu’il faut nous coller des étiquettes sur le front comme certains aiment à le faire. D’ailleurs, le Go In en est la preuve, je ne suis pas la seule à prouver que la Seine-Saint-Denis est inventive et dynamique ! »

Des qualités également repérées par la French Tech, le mouvement français des start-up qui l’a intégrée au sein de son incubateur.

 

Fred Haxo
Crédits photo: Bruno Levy

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