Trois, deux, IN et zéro déchet !

Ils étaient douze ambassadeurs du IN SSD engagés le 26 novembre sur la ligne de départ d’un projet écoresponsable. Le début d’une entreprise commune pour faire de la Seine-Saint-Denis, un territoire-modèle en matière d’organisation et d’évènements écoresponsables. Retour sur cet acte 1 qui en appelle d’autres…

Des ballots de canettes et de bouteilles recyclées, c’est le décor idoine, ce mardi 26 novembre dans les locaux de l’entreprise de recyclage Lemon Tri à Pantin, pour une première réunion d’ambassadeurs du IN SSD sur le thème d’une Seine-Saint-Denis écoresponsable. L’invitation lancée par l’équipe de la marque territoriale de la Seine-Saint-Denis était parfaitement fléchée : « Et si nous réfléchissions collectivement à produire moins de déchets, à limiter notre impact sur l’environnement et à penser « zéro déchet ? »

Un thème sur lequel vont phosphorer ce matin-là une douzaine d’ambassadeurs du IN SSD et des services du Département avec l’objectif de poser les premiers jalons « d’une démarche pour des solutions durables et pourquoi pas un évènement zéro impact. » Retour en cinq points sur ce brainstorming collectif.

 

LE POINT DE DEPART

C’est à l’écoute d’un des ambassadeurs du IN SSD, Karl Hospice, président d’Activille, association de sensibilisation à la protection de l’environnement, qu’est née cette première rencontre croisant expertise du Conseil Départemental et d’ambassadeurs engagés pour le développement durable du territoire. «Lors du lancement de l’appel à projets pour l’installation d’une ferme urbaine dans le parc du Sausset, on s’est dit avec l’équipe du In qu’il était temps de s’attaquer à l’organisation d’évènements écoresponsables aux côtés du Département », se souvient Karl Hospice. Dont acte ce mardi 26 novembre dans les locaux de Lemon Tri –lire par ailleurs l’interview d’Augustin Jaclin– à Pantin.

 

LA METHODE

L’idée générale est de faire réfléchir à des solutions écoresponsables, une logique qui se croisera avec celle du Plan de transition écologique voté en 2018 par le Département de Seine-Saint-Denis.

Avec 1000 évènements organisés sur la voie publique chaque année dans le 93, le chantier est large mais déjà ouvert. « Avec le Département, on peut effectivement faire avancer des projets qui sont sur la même longueur d’ondes mais ne se connaissent pas forcément », appuie Samanta Vergati, fondatrice de l’association Altrimenti au Pré-Saint-Gervais qui sensibilise à l’anti-gaspillage alimentaire. Cette première réunion doit faire naître des synergies. » D’où une première séance de brainstorming à base de post-it -recyclables ! – afin de recenser les besoins de chacun et de la collectivité de façon à avancer sur un projet global d’écoresponsabilité.

 

LE CONSTAT 

Résultat des courses de la séance collective de post-it, les ambassadeurs du IN SSD et le Département sont tous sur la même longueur d’ondes et pointent différents besoins ou manques pour améliorer l’écoresponsabilité à l’échelon du territoire : nécessité d’un annuaire recensant les acteurs de l’écoresponsabilité afin de permettre des logiques de co-construction de projets, besoin d’un partage d’infos sur la réglementation environnementale, faire en sorte que les marchés publics soient plus prescriptifs en matière d’écologie, appel à financements publics sur les projets innovants.

Bref, des points d’appui sont nécessaires pointent les ambassadeurs du IN comme la MC93 de Bobigny « qui en est encore aux balbutiements de ses réflexions sur l’écoresponsabilité et a besoin d’avis et de conseils sur la question. » Même écho du côté de Chloé Guilhem de Secoya Ecotournage : « Chacun, à notre échelle d’avancement sur la question de l’écoresponsabilité, nous sommes plus ou moins en quête de synergies communes. »

 

ZERO IMPACT, UN OBJECTIF A MESURER

La question du calcul de l’impact environnemental est souvent revenue dans le cours des discussions de cette première réunion. D’où l’objectif de d’ores et déjà commencer à se coordonner sur cette thématique : « Il existe déjà des normes iso sur ces questions, observe Axelle Poulaillon, responsable de la marque de territoire IN Seine-Saint-Denis. On avancera mieux si on est dans une démarche de stimulation commune, en se référençant, par exemple, sur les mêmes plateformes digitales pour une question d’efficacité. Et puis, rappelons l’existence de la plateforme du made.inseinesaintdenis.fr qui met à disposition des solutions écologiques en matière d’offre alimentaire ou de ressourceries. »

 

ET MAINTENANT ?

Après ce premier acte chez Lemon Tri, le cercle des ambassadeurs engagés dans le combat pour l’écoresponsabilité va continuer de s’étoffer au cours d’un acte 2, le 13 décembre prochain au café Collective à Aubervilliers, lors d’un évènement qui réunira les tiers lieux de Seine-Saint-Denis. Une occasion supplémentaire de créer des « outils communs pour activer des stratégies et des solutions écoresponsables », avance Minh Man Nguyen qui avec le projet Re-Store du côté de l’Orfèvrerie à Saint-Denis s’est attaqué au chantier du réemploi de matériaux de chantiers de construction et de délaissés d’organisation événementielle.

Et pourquoi pas un évévènement festif et imaginatif au printemps 2020 qui mettrai en avant des acteurs de Seine-Saint-Denis, mais également d’autres régions ou de pays européens, qui développent des outils, des produits, des méthodes, qui peuvent permettre de réduire l’impact environnemental de l’organisation d’évènements festifs, culturels et sportifs.  L’objectif de notre dynamique est donc bien de démontrer que la Seine-Saint-Denis est source de solutions écoresponsables pensées et portées par les acteurs et les ambassadeurs du territoire. »

 

Frédéric Haxo

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