5 choses que vous ne savez pas sur l’agriculture urbaine en Seine-Saint-Denis

5 choses que vous ne savez pas sur l’agriculture urbaine en Seine-Saint-Denis

1. Hop hop hop… L’agriculture urbaine, c’est quoi au juste ?

L’agriculture urbaine ce sont l’ensemble des pratiques agricoles en villes et autour des villes qui utilisent des ressources – terre, eau, énergie, main d’œuvre – pour satisfaire les besoins de la population urbaine. Concrètement, c’est plus de végétal dans des lieux qui en sont dépourvus, une biodiversité préservée et développée, une consommation en ressources encadrée, une production locale et des circuits-courts.

 

2. La Seine-Saint-Denis, le grenier de l’Ile de France !

Évidemment lorsque l’on pense Seine-Saint-Denis, on imagine davantage un ensemble urbain que de grands champs de blé… Et pourtant ! Il n’y pas si longtemps -au siècle dernier- la Seine-Saint-Denis était considérée comme le grenier de Paris. Elle alimentait la capitale et ses environs en produits frais. Elle était LA spécialiste du poireau, du chou et de la fraise ! D’ailleurs en 1950, les deux-tiers du territoire étaient des terres agricoles. Aujourd’hui, les surfaces agricoles sont émiettées et insérées au cœur du tissu urbain.

 

 

3. La Seine-Saint-Denis moins bétonnée et refuge de la biodiversité

La Seine-Saint-Denis a tendance à verdir ces dernières années. D’après une étude de l’Institut d’aménagement et d’urbanisme, depuis cinq ans, le département compte 50 hectares de verdure supplémentaire. D’ailleurs, les espèces animales sont loin de fuir le territoire. La preuve : il abrite plus de 50% de la flore, des libellules et des oiseaux nicheurs d’Île-de-France et environ 40% des criquets, sauterelles et grillons de la région. Aussi depuis 2006, les 15 parcs et forêts de Seine-Saint-Denis sont intégrés au réseau européen Natura 2000, un réseau qui répertorie des sites à grande valeur patrimoniale par leur faune et leur flore exceptionnelles.

 

4. Agriculture urbaine rime avec lien social

L’agriculture urbaine implique un meilleur accès aux aliments frais, l’emploi de circuits courts, une potentielle réduction des gaz à effet de serre, mais aussi, le tissage ou retissage de liens, essentiel. Jardins ou potagers partagés, AMAP, épiceries solidaires… Tous ces lieux permettent aux citoyens de renouer les uns avec les autres en participant à des activités communes, valorisant leur territoire. L’agriculture urbaine implique aussi, mathématiquement, des créations d’emplois parfois pour de la réinsertion professionnelle.

 

 

5. Concrètement, comment fait-on de l’agriculture urbaine en Seine-Saint-Denis ?

L’agriculture urbaine en Seine-Saint-Denis, ce sont des cultures viticoles, des apiculteurs, des brasseurs… C’est aussi, plus d’un millier de parcelles de jardins partagés et une trentaine d’AMAP, des fermes urbaines et solidaires. Faire de l’agriculture urbaine dans notre département, c’est savoir tenir compte d’un territoire urbanisé. Ainsi, les ruches installées sur le toit de la Mairie de Saint-Denis permettent par exemple la production du « miel béton », un miel multi-médaillé depuis 2001 chaque année au Concours Régional Agricole… Des fraises poussent en Seine-Saint-Denis: dans des containers, à la verticale ! Enfin, c’est sur notre territoire que la plus grande ferme aquaponique de France est installée, à Aubervilliers. Oui, la Seine-Saint-Denis sait faire de l’agriculture urbaine… A sa façon !

 

 

Crédits photo: le Département de la Seine-Saint-Denis, Tourisme 93, Les bergers urbains, Agricool